Ceci est un dessin mural de Dae-Jin Choi, artiste d’origine coréenne qui vit en France depuis quelque temps. Fait à l’encre de chine et sûrement d’après photographie, le dessin représente une classe – peu importe quelle classe, toutes les classes de garçons arrivent plus ou moins à cette représentation – en l’agrandissant jusqu’à ce que les figures humaines soient à la taille réelle. Ces cinquante-six visages en creux, laissant apparaître le mur blanc, font face au spectateur. L’uniforme affiche l’anonymat s’intégrant à l’identité des hommes du pays de l’artiste. Des Japonais aussi. Des Chinois, je ne sais pas. C’est comme, dans les fêtes foraines, les panneaux de bois représentant des personnages (souvent des héros) et dont la tête est évidée. On y passe, tour à tour, sa propre tête pour se faire photographier.
Proposition de Masahide Otani